MESURE DE QUALITE DE L'AIR EN GARES DU RESEAU TRANSILIEN

L’amélioration de la qualité de l’air est, depuis la succession des plans nationaux santé environnement (PNSE), l’un des enjeux sanitaires prioritaires du gouvernement et un des premiers sujets de préoccupation environnemental des français. Il n’existe cependant pas de décret d’application concernant la surveillance de la qualité de l’air au sein des enceintes ferroviaires souterraines (EFS). Le troisième Plan national santé environnement (PNSE3) intègre un Plan d’actions sur la qualité de l’air intérieur qui prévoit la mise en œuvre d’actions en vue d’améliorer la qualité de l’air dans les espaces clos, dont la mise en place d’une surveillance dans les EFS.

Des polluants peuvent en effet être présents dans les enceintes ferroviaires souterraines. Certains sont d’origine extérieure et en plus faibles concentrations que dans l’air ambiant comme le dioxyde d’azote (NO2), voire quasiment absent comme l’ozone (O3). D’autres, comme les particules en suspension, peuvent atteindre des niveaux plus élevés du fait des activités issues de l’exploitation ferroviaire, des travaux de maintenance et de l’influence de l’air extérieur plus particulièrement lors d’épisodes de pollution importants. La qualité de l’air dans les EFS dépend principalement des caractéristiques suivantes :

  • la typologie de la gare : souterraine ou mixte (à la fois aérienne et souterraine),
  • son ancienneté,
  • sa fréquentation,
  • la fréquence de circulation du matériel roulant,
  • sa profondeur,
  • son système de ventilation

A ce titre et en vue d’améliorer les connaissances sur la qualité de l’air intérieur dans les enceintes des gares souterraines et mixtes, la Direction des Gares d’Ile de France a missionné l’Agence d’Essai Ferroviaire (AEF), laboratoire interne de la SNCF, et Airparif (Association agréée de surveillance de la qualité de l’air en d’Ile de France), pour la réalisation de mesures de la qualité de l’air dans 25 gares sur une durée de 2 ans Deux gares de référence font l’objet de mesures en continu pendant cette durée :

  • L’une à Magenta, sur le quai du RER E équipée par l’AEF ;
  • L’autre à Saint-Michel Notre Dame, sur le quai du RER C équipée par Airparif.
Dans les autres gares, des campagnes de mesures de 2 à 3 semaines seront réalisées.

L’AEF vous souhaite la bienvenue sur son interface Web permettant de visualiser, en direct, les résultats de mesures de particules en suspension en gare de Magenta ainsi que les résultats des campagnes ponctuelles au fur et à mesure de leur parution.

RESULTATS DES CAMPAGNES DE MESURE

Les rapports relatifs à la réalisation des campagnes de mesures sont mis en ligne au fur et à mesure de leur parution.

INSTRUMENTATION

Equipement intégré au quai

Gare de Magenta (RER E)

Station de mesure connectée

Méthodes de surveillance

La station de mesure en gare de Magenta est équipée d’un analyseur de poussières en temps réel permettant la mesure de la concentration en particules, PM2,5 et PM10.

Les gares concernées par des campagnes de mesures de 2 semaines sont également équipées d’un analyseur de poussières en temps réel pour la mesure des particules PM2,5 et PM10. Des mesures de concentrations en métaux et en dioxyde de carbone (CO2) sont aussi menées lors de ces campagnes.

Les particules PM10, encore appelés particules grossières, ont un diamètre inférieur à 10 µm ; elles sont capables de pénétrer dans l’appareil respiratoire. Les particules PM2,5 également appelées particules fines sont quant à elles de plus petite taille puisque leur diamètre est inférieur ou égal à 2,5 µm. Ces dernières sont capables d’atteindre plus profondément les voies respiratoires et peuvent se loger au niveau des alvéoles pulmonaires. Ces particules peuvent être d’origine naturelle mais aussi anthropique et peuvent être transportées sur de très longues distances ou être remises en suspension sous l’action du vent.

source AirParif

Qualité de l’air & Réglementation

Dans les enceintes ferroviaires souterraines (EFS), la pollution de l’air est dominée par la problématique des particules. A l’heure actuelle, aucune réglementation spécifique ne s’applique aux enceintes souterraines de transport ferroviaire.

La loi n°2010-788 du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement impose la surveillance de la « qualité de l’air dans certains ERP déterminés par décret en Conseil d’Etat lorsque la configuration des locaux ou la nature du public le justifie ». L’article R123-2 du code de la construction et de l’habitation définit les enceintes de transport ferroviaires comme des ERP. Aujourd’hui les Enceintes Ferroviaires Souterraines (EFS) ne sont cependant pas concernées par cette obligation de surveillance. Le troisième Plan national santé environnement (PNSE3) intègre un Plan d’actions sur la qualité de l’air intérieur qui projette la mise en œuvre d’actions en vue d’améliorer la qualité de l’air intérieur dont la mise en place d’une surveillance dans les enceintes ferroviaires souterraines.

Liens

Agence d'Essai Ferroviaire

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